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Les erreurs les plus fréquentes des francophones en anglais des affaires

Parler anglais au travail ne consiste pas seulement à connaître suffisamment de vocabulaire ou à maîtriser les principaux temps verbaux. Dans un contexte professionnel, une erreur de formulation, de prononciation ou de registre peut modifier le sens d’un message, rendre une intervention moins claire ou donner une impression de manque d’assurance. Pour les francophones qui utilisent l’anglais des affaires, certaines erreurs reviennent particulièrement souvent. Elles s’expliquent notamment par les différences entre le français et l’anglais, les traductions littérales, les faux amis ou encore la tendance à appliquer en anglais des habitudes de communication propres au français. Ces difficultés sont normales. L’objectif n’est pas de parler un anglais « parfait », mais de développer un anglais professionnel clair, naturel et adapté aux situations de travail.

1. Traduire littéralement les expressions françaises

C’est probablement l’une des erreurs les plus fréquentes. Lorsqu’un francophone cherche ses mots en anglais, il peut être tenté de traduire directement une expression française. Le résultat est parfois compréhensible, mais pas naturel. Par exemple :

  • « Je suis d’accord » → I am agree ❌ → I agree ✅
  • « Faire une réunion » → make a meeting ❌ → have a meeting ✅
  • « Prendre une décision » → take a decision peut être correct selon le contexte, mais make a decision est très courant.
  • « Demander une question » → ask a question ✅ et non ask a question avec une construction calquée sur le français « poser une question ».
  • « Être en charge de » → be in charge of ✅ plutôt qu’une traduction mot à mot.

La difficulté vient du fait qu’en anglais, certains verbes s’utilisent avec des noms spécifiques. Cambridge souligne notamment que les apprenants francophones rencontrent fréquemment des difficultés avec le choix des verbes et les collocations, c’est-à-dire les associations de mots naturellement utilisées ensemble.

Le bon réflexe

Ne mémorisez pas uniquement des mots isolés. Apprenez des blocs de langage professionnels :

make a decision
have a meeting
meet a deadline
reach an agreement
raise an issue
provide feedback

C’est beaucoup plus efficace pour gagner en fluidité.

2. Confondre les faux amis

anglais des affaires

 

Les faux amis français-anglais sont particulièrement trompeurs parce que le mot semble familier. Par exemple :

Français Faux ami Anglais correct
actuellement actually ❌ currently
éventuellement eventually ❌ possibly / if necessary
librairie library ❌ bookshop / bookstore
demande demand ❌ selon le contexte request
assister à assist ❌ attend
sensible sensible ❌ selon le sens sensitive
information information information

Le problème est que la proximité graphique donne une fausse impression de sécurité. Cambridge définit précisément le false friend comme un mot qui ressemble à un mot d’une autre langue mais dont le sens diffère. Dans un email professionnel, ce type d’erreur peut parfois modifier complètement l’intention du message.

3. Utiliser systématiquement « make » et « do »

Les francophones ont souvent tendance à utiliser make ou do comme équivalents généraux de « faire ». Or, l’anglais fonctionne beaucoup avec des associations précises. On dira par exemple :

  • make a decision
  • make a presentation
  • make a mistake
  • make a proposal
  • do business
  • do research
  • do the work
  • do your job

Il est donc préférable d’apprendre ces expressions comme des unités complètes plutôt que d’essayer de déterminer à chaque fois si « faire » correspond à make ou do.

4. Oublier les auxiliaires et la structure des questions

Le français et l’anglais ne construisent pas toujours les questions de la même manière.

Un francophone peut dire :

You can send me the document?

alors que dans une situation professionnelle, on utilisera plus naturellement :

Could you send me the document?

ou :

Can you send me the document?

Les auxiliaires do, does, did, ainsi que les modaux can, could, would ou should, jouent un rôle essentiel dans les structures interrogatives.

Cette difficulté est particulièrement visible dans les échanges spontanés, car le locuteur n’a pas toujours le temps de traduire mentalement chaque phrase.

5. Employer un vocabulaire trop « français »

Certains francophones utilisent des mots anglais qui ressemblent à des mots français mais qui ne correspondent pas toujours à l’usage professionnel attendu. On peut également être tenté d’utiliser beaucoup de termes sophistiqués pour donner une impression de maîtrise. Pourtant, en anglais des affaires, la clarté est souvent plus importante que la complexité. Le British Council recommande notamment un anglais professionnel simple, direct et facile à comprendre, plutôt qu’un langage rempli de jargon, de clichés ou d’acronymes inutiles.

Par exemple, au lieu de chercher une formulation compliquée, privilégiez :

We need to review the figures.

plutôt qu’une phrase inutilement longue.

Un bon anglais professionnel n’est pas celui qui utilise le plus de mots difficiles. C’est celui qui permet à l’interlocuteur de comprendre rapidement le message.

6. Négliger la prononciation des mots professionnels

La prononciation constitue une autre difficulté importante. Certains mots anglais peuvent être prononcés très différemment de ce que leur orthographe laisse penser. Quelques exemples particulièrement utiles dans le monde professionnel :

  • business → /ˈbɪznəs/
  • colleague → /ˈkɒliːɡ/
  • comfortable → prononciation souvent réduite dans la langue courante
  • schedule → prononciation différente selon les variantes d’anglais
  • development → attention à l’accentuation
  • presentation → accentuation à travailler

Le British Council souligne que les erreurs de prononciation peuvent notamment venir de l’écart entre l’orthographe et les sons réellement produits, mais aussi de l’accent tonique et du rythme de la phrase. L’objectif n’est pas de supprimer son accent français. Il est de parler suffisamment clairement pour être compris sans effort inutile.

7. Prononcer l’anglais comme le français

Au-delà des mots individuels, le rythme de la langue pose souvent problème. Le français et l’anglais ne mettent pas l’accent sur les syllabes de la même manière. Un francophone peut donc prononcer chaque mot avec une importance similaire, alors que l’anglais utilise davantage l’accentuation et le rythme pour organiser le message. Cela peut rendre une présentation monotone ou plus difficile à suivre. Pour progresser, il est utile de travailler :

  • l’accentuation des mots ;
  • l’accentuation des phrases ;
  • l’intonation ;
  • les pauses ;
  • le rythme ;
  • les groupes de mots.

La technique du chunking, qui consiste à regrouper les informations en unités de sens, peut notamment aider à rendre la parole plus fluide et plus compréhensible.

8. Utiliser « actually » à la place de « actuellement »

C’est un classique, mais il mérite une attention particulière parce qu’il apparaît régulièrement dans les conversations professionnelles. Actually signifie généralement « en fait », « à vrai dire » ou « en réalité ». Pour dire « actuellement », utilisez plutôt :

currently

Exemple :

We are currently reviewing the proposal.

et non :

We are actually reviewing the proposal.

La deuxième phrase peut être correcte grammaticalement, mais elle ne signifie pas la même chose.

9. Confondre « job », « work » et « career »

Ces trois mots sont très courants en anglais professionnel, mais ils ne sont pas interchangeables.

  • job : un emploi ou un poste précis ;
  • work : le travail ou l’activité professionnelle ;
  • career : la carrière professionnelle sur le long terme.

On dira :

I have a new job.

mais :

I have a lot of work.

et :

She has built a successful career in finance.

Cette distinction semble simple, mais elle devient importante dans les entretiens, les présentations professionnelles et les échanges avec des interlocuteurs internationaux.

10. Utiliser un registre trop formel ou trop direct

Un anglais professionnel efficace nécessite également de maîtriser le niveau de langage. Certains francophones utilisent des formulations très formelles parce qu’ils pensent qu’elles sont plus professionnelles. D’autres transposent directement un style de communication français très direct. Dans les deux cas, le résultat peut sembler inhabituel. Par exemple, au lieu de :

Send me the report.

on pourra dire :

Could you send me the report, please?

ou :

Would you mind sending me the report?

Le choix dépend bien entendu de la relation, du contexte et du degré d’urgence. L’anglais des affaires demande donc de savoir adapter son expression à la situation, et pas seulement de connaître les règles grammaticales.

11. Rédiger des emails trop longs

Un autre piège concerne les emails professionnels. Un francophone peut avoir tendance à construire des phrases longues, avec plusieurs propositions et beaucoup de contexte avant d’arriver à la demande principale. En anglais professionnel, il est généralement préférable de privilégier :

  • un objet précis ;
  • une introduction courte ;
  • une demande clairement formulée ;
  • des paragraphes courts ;
  • une conclusion adaptée.

Le British Council recommande notamment des objets précis et une communication claire dans les emails professionnels, tout en attirant l’attention sur les problèmes liés à un ton trop familier, agressif ou ambigu.

Par exemple :

Subject: Project timeline – confirmation needed

est beaucoup plus informatif que :

Subject: Important

12. Traduire « je reviens vers vous » littéralement

Cette expression française est extrêmement fréquente dans les emails professionnels.

Mais :

I come back to you.

n’est généralement pas la formulation naturelle recherchée.

Selon le contexte, on peut utiliser :

I’m getting back to you regarding…

I’m following up on…

I wanted to follow up on our previous discussion.

Le choix dépend de l’intention : répondre, relancer, donner une information ou reprendre contact.

C’est un bon exemple d’une règle essentielle en anglais des affaires : une traduction grammaticalement possible n’est pas forcément une formulation professionnelle naturelle.

13. Avoir peur de parler parce qu’on cherche la phrase parfaite

Cette erreur est moins grammaticale, mais elle a un impact considérable. Certains professionnels connaissent suffisamment d’anglais pour participer à une réunion, mais restent silencieux parce qu’ils cherchent mentalement la formulation parfaite. Résultat : ils interviennent trop tard, perdent leur idée ou n’osent tout simplement pas prendre la parole. En anglais professionnel, il est souvent préférable de disposer de quelques expressions fonctionnelles permettant de gérer la conversation :

From my perspective…

I’d like to add something.

Could you clarify what you mean by…?

If I understand correctly…

I agree with that point, but…

Let’s come back to this later.

Ces expressions permettent de gagner du temps, de structurer sa pensée et de participer plus naturellement aux réunions.

14. Utiliser du jargon pour paraître plus professionnel

L’anglais des affaires possède son propre vocabulaire : leverage, alignment, deliverables, stakeholders, roadmap, performance indicators, etc. Mais connaître ces termes ne signifie pas qu’il faut les utiliser partout. Un excès de jargon peut rendre une présentation moins claire. Le British Council recommande justement de privilégier un anglais simple et direct dans les présentations professionnelles plutôt que de multiplier les expressions complexes et les acronymes. La vraie compétence consiste donc à savoir quand utiliser un terme technique et quand employer une formulation plus simple.

15. Ne pas adapter son anglais à son métier

Tous les professionnels n’ont pas besoin du même anglais. L’anglais d’un commercial, d’un responsable financier, d’un ingénieur IT, d’un manager ou d’un professionnel des achats ne mobilise pas exactement le même vocabulaire ni les mêmes situations. Le British Council distingue notamment l’anglais utilisé au travail de manière générale, le Business English plus orienté vers les situations corporate et un anglais davantage spécifique au métier. Une formation efficace doit donc partir des situations réellement rencontrées :

  • quelles réunions ?
  • quels emails ?
  • quels clients ?
  • quelles présentations ?
  • quelles négociations ?
  • quels documents ?
  • quelles interactions internationales ?

C’est cette approche qui permet de transformer les connaissances linguistiques en compétences professionnelles réellement utilisables.

Comment réduire les erreurs en anglais des affaires ?

La meilleure stratégie n’est pas d’essayer de corriger toutes ses erreurs simultanément. Commencez par identifier les erreurs qui ont le plus d’impact sur votre activité.

1. Identifiez vos erreurs récurrentes

Notez les formulations que vous utilisez régulièrement et faites-les corriger.

2. Travaillez par situations

Plutôt que d’étudier uniquement la grammaire, entraînez-vous à :

  • conduire une réunion ;
  • présenter un projet ;
  • écrire un email ;
  • répondre à un client ;
  • négocier ;
  • expliquer un problème.

3. Mémorisez des expressions complètes

Apprenez des structures comme :

I’d like to clarify…

Could you please confirm…?

We need to find a way to…

The main issue is…

Let’s look at this from another perspective.

Elles deviennent progressivement des automatismes.

4. Travaillez votre prononciation à partir de situations réelles

Écoutez, répétez, enregistrez-vous et comparez votre prononciation avec celle de locuteurs compétents. Le British Council recommande notamment l’écoute de modèles authentiques, l’enregistrement de sa propre voix et une pratique régulière.

5. Mesurez votre progression sur des situations professionnelles

Un bon indicateur n’est pas seulement votre résultat à un test de grammaire. Demandez-vous plutôt :

  • Est-ce que je peux présenter mon activité en anglais ?
  • Est-ce que je peux participer activement à une réunion ?
  • Est-ce que je peux rédiger un email clair ?
  • Est-ce que je peux expliquer un problème ?
  • Est-ce que je peux demander une clarification ?
  • Est-ce que je peux défendre mon point de vue ?

C’est cette capacité à agir efficacement en anglais qui doit être recherchée.

Les erreurs les plus fréquentes des francophones en anglais des affaires ne concernent pas uniquement la grammaire. Elles touchent aussi les faux amis, les traductions littérales, les collocations, la prononciation, le registre, les emails, le vocabulaire professionnel et surtout la capacité à communiquer naturellement. La bonne approche consiste à ne pas chercher un anglais parfait, mais un anglais clair, précis, naturel et adapté aux situations professionnelles. Pour les entreprises, cela signifie également que la formation en anglais doit être directement reliée aux métiers et aux situations rencontrées par les collaborateurs.

En Guinée, au Sénégal et en Côte d’Ivoire, les entreprises, administrations et institutions qui travaillent avec des partenaires internationaux peuvent ainsi faire de l’anglais professionnel un véritable levier de communication, de collaboration et de performance. Afri-Learning accompagne les organisations dans le développement des compétences en anglais professionnel, avec une approche centrée sur les situations concrètes de travail. L’offre d’anglais est également accessible aux particuliers souhaitant renforcer leur aisance dans un contexte professionnel.

FAQ

Quelles sont les erreurs les plus fréquentes des francophones en anglais des affaires ?
Les plus fréquentes concernent les traductions littérales, les faux amis, les collocations, la prononciation, le choix du registre, la construction des phrases et l’utilisation du vocabulaire professionnel.

Pourquoi les francophones font-ils des erreurs en anglais professionnel ?
Les différences entre les deux langues expliquent une partie des difficultés : structures grammaticales, prononciation, ordre des mots, expressions idiomatiques et associations de mots. Les traductions directes du français vers l’anglais sont également une source importante d’erreurs.

Comment améliorer rapidement son anglais des affaires ?
Il est préférable de travailler à partir de situations professionnelles réelles : réunions, emails, présentations, appels, négociations et échanges avec des clients ou partenaires. L’apprentissage d’expressions complètes et la pratique régulière permettent également de développer des automatismes.

Faut-il avoir un anglais parfait pour travailler en anglais ?
Non. Dans la plupart des situations professionnelles, l’objectif prioritaire est de pouvoir communiquer clairement, comprendre son interlocuteur et transmettre efficacement ses idées. La précision et l’aisance progressent ensuite avec la pratique.

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